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Syndrome sérotoninergique

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Définition

Maladie neurologique rare caractérisée par un excès de sérotonine dans le système nerveux central, associée à l'utilisation de divers agents, notamment les inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) et les stimulants récréatifs.

ORPHA:43116

Niveau de classification : Pathologie

Prévalence : Inconnu

Hérédité : Non applicable

Âge d'apparition : Tout âge

CIM-10 : T43.1

CIM-11 : 8D85

UMLS : C0699828

MeSH : D020230

MedDRA : 10040108

Résumé
Epidémiologie

On ne dispose pas de données concernant la prévalence en Europe.

Description clinique

Le syndrome sérotoninergique peut entraîner une rigidité musculaire, une myoclonie, une agitation, une confusion, une hyperthermie, une hyperréflexie ainsi que des symptômes dysautonomiques, avec un risque de choc à faible résistance vasculaire périphérique, de convulsions, de coma, de rhabdomyolyse et/ou de coagulation intra-vasculaire disséminée.(CIVD).

Etiologie

Les ISRS et les inhibiteurs de la monoamine oxydase (IMAO) peuvent être responsables de ce syndrome à des concentrations toxiques mais aussi thérapeutiques. Le syndrome peut apparaître : quelques heures à quelques jours après l'initiation du traitement ; lorsqu'un IMAO-A (toloxatone, moclobémide) et un ISRS sont administrés simultanément (contre-indication) ou successivement, avec un intervalle libre trop court ; en raison de certaines interactions médicamenteuses ; ou dans certains cas d'intoxication aiguë. La susceptibilité individuelle et la sévérité du tableau clinique pourraient s'expliquer par des variations inter-individuelles tant pharmacocinétiques que pharmacodynamiques. De plus en plus souvent, divers stimulants récréatifs, dont les amphétamines (en particulier la MDMA), les cathinones synthétiques et les cannabinoïdes, sont également impliqués.

Méthode(s) diagnostique(s)

Le diagnostic repose sur l'examen clinique et les antécédents médicaux compatibles. Les examens complémentaires (électrocardiogramme, examens biologiques, analyse toxicologique, électroencéphalogramme) sont essentiels, car les manifestations cliniques ne sont pas spécifiques. Un processus infectieux, neurologique ou métabolique aigu doit être préalablement écarté.

Diagnostic(s) différentiel(s)

Les diagnostics toxicologiques différentiels visent à écarter le syndrome malin des neuroleptiques, les syndromes adrénergique ou anticholinergique, ainsi que le syndrome de sevrage alcoolique.

Prise en charge et traitement

Le traitement est essentiellement symptomatique. Il peut recourir à la sédation (benzodiazépines) et si besoin à la ventilation mécanique, voire à la curarisation. En cas d'hyperthermie maligne, un refroidissement externe est indispensable. Le dantrolène est inefficace. L'antidote spécifique est la cyproheptadine.

Pronostic

Le pronostic est généralement favorable en cas de traitement symptomatique adapté. Le décès des suites d'une défaillance multiviscérale ou par anoxie cérébrale n'est cependant pas à écarter.

Dernière mise à jour : janvier 2024 - Editeur(s) expert(s) : Pr Bruno MÉGARBANE
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