Connaissances sur les maladies rares et les médicaments orphelins
COVID-19 & Maladies Rares
Ressources maladies rares pour les personnes réfugiées/déplacées
Rechercher une maladie rare
Glycogénose par déficit en phosphorylase hépatique
Forme rare de maladie de stockage du glycogène (GSD pour glycogen storage disease) caractérisée par un déficit en glycogène phosphorylase hépatique entraînant une altération de la glycogénolyse, ainsi que par une hépatomégalie et un retard de croissance dans l'enfance.
ORPHA:369
Niveau de classification : Pathologie
- GSD par déficit en phosphorylase hépatique
- Glycogénose type 6
- Maladie de Hers
- GSD type 6
- GSD type VI
- Glycogénose type VI
Prévalence : Inconnu
Hérédité : Autosomique récessive
Âge d'apparition : Enfance
La glycogénose par déficit en phosphorylase hépatique (GSD-VI) touche environ 1/65 000 à 85 000 naissances vivantes, mais elle est probablement sous-diagnostiquée. Les populations mennonites sont plus exposées à la maladie, avec une prévalence de 1/1 000.
La maladie survient généralement dans l'enfance et se caractérise par une hépatomégalie et un retard de croissance. Les épisodes d'hypoglycémie sont discrets, voire absents, et l'hypertransaminasémie et l'hyperlipidémie sont modérées et inconstantes. L'hépatomégalie diminue généralement avec l'âge et disparaît à la puberté.
Le mode de transmission est autosomique récessif et des mutations du gène PYGL (14q21-q22) ont été identifiées chez des patients.
La mesure de l'activité de la glycogène phosphorylase peut être utile pour établir un diagnostic définitif (cellules sanguines ou tissu hépatique), mais l'activité de la phosphorylase peut être normale dans les cellules sanguines des patients atteints de GSD-VI. Le diagnostic est confirmé par un test moléculaire non invasif du gène PYGL. La biopsie du foie n'est plus nécessaire au diagnostic et n'est pratiquée que si le test génétique n'est pas concluant.
D'autres formes de GSD associées à une hépatomégalie et à une hypoglycémie (en particulier GSD-I, GSD-III et GSD-IX), ainsi que des troubles du métabolisme du fructose doivent également être envisagés. Seuls les signes cliniques et les analyses sanguines en laboratoire ne permettent pas de distinguer la GSD-VI de la GSD-IX ; des analyses enzymatiques et des tests moléculaires sont nécessaires.
Le test génétique prénatal et préimplantatoire est possible d'un point de vue technique à condition d'avoir préalablement identifié les variants pathogènes chez le proband. Cependant, il n'y pas de demande en ce sens car ce type de GSD est bénin.
Le mode de transmission est autosomique récessif. Un conseil génétique devrait être proposé aux couples à risque (les deux parents sont porteurs d'une mutation causale) en les informant qu'il existe un risque de 25 % d'avoir un enfant atteint à chaque grossesse.
Un régime riche en glucides et des repas réguliers permettent de prévenir l'hypoglycémie chez les enfants, mais la plupart des patients ne nécessitent aucun traitement spécifique.
Le pronostic est généralement favorable.
Dernière mise à jour : août 2024 - Editeur(s) expert(s) : Dr Roseline FROISSART - Pr Philippe LABRUNE | MetabERN*
Español,
Deutsch,
Italiano,
Português,
Nederlands,
Polski
: produit/approuvé par un ERN
: produit/approuvé par une FSMR
Tout public
Recommandations
Article de synthèse
Plus d'information sur cette maladie
Ressources dédiées au patient pour cette maladie
Activités de recherche sur cette maladie
Services aux patients et aux proches
- Vivre avec une maladie rare en France : aides et prestations
- Annuaire de l'offre de l'Éducation Thérapeutique du Patient (France)
Dépistage néonatal