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Vascularite induite par les médicaments
Vascularite secondaire rare caractérisée par une inflammation des vaisseaux sanguins provoquée par différents médicaments, dont certains antibiotiques, des agents anti-facteur de nécrose tumorale-alpha, des médicaments immunothérapeutiques et des agents psychoactifs, entre autres. La peau est l'organe le plus souvent touché, mais d'autres tissus, tels que le tissu sous-cutané, et organes, tels que les reins ou les poumons, peuvent également être concernés. Seule une minorité de patients traités par le médicament incriminé sur une période prolongée développent une forme systémique. Parmi les signes et symptômes initiaux figurent : éruption cutanée, myalgie, arthralgie, fièvre et malaise.
ORPHA:251325
L'incidence et la prévalence de la vascularite induite par les médicaments restent inconnues. Aucune étude populationnelle n'a été réalisée.
La vascularite médicamenteuse se manifeste typiquement par une pétéchie, un purpura et une nécrose cutanée. Les symptômes sont généralement légers et localisés. Dans de rares cas, une atteinte systémique des poumons, des reins, du système nerveux central et/ou du foie peut s'observer, dont les conséquences sont graves et peuvent engager le pronostic vital. Les signes cliniques comprennent une éruption cutanée, une fièvre, des malaises et des myalgies, et le lien entre le délai de survenue par rapport à l'exposition médicamenteuse.
L'étiologie de la vascularite induite par les médicaments (DIV pour drug-induced vasculitis) n'est pas tout à fait élucidée. Cependant, les anomalies de la NETose, la rupture de la tolérance immunitaire et l'extension des épitopes, ont été identifiées comme étant des mécanismes susceptibles de contribuer au développement de la réponse immune vers d'autres auto-antigènes.
Il n'existe pas de test de diagnostic en laboratoire pour la vascularite induite par les médicaments. Il s'agit donc d'un diagnostic d'exclusion. Le nombre d'éosinophiles peut augmenter, ce qui se produit le plus souvent en cas d'atteinte systémique. Un historique pharmacologique complet des médicaments prescrits et en vente libre est essentiel. Une biopsie tissulaire peut permettre de confirmer le diagnostic.
Le diagnostic différentiel vise à écarter le lupus érythémateux disséminé, d'autres vascularites ANCA-positives non induites par des médicaments, des infections et des tumeurs malignes.
Le traitement consiste à suspendre l'administration du médicament incriminé, ce qui suffit à induire une rémission dans les cas légers. En outre, l'administration à court terme de faibles doses de stéroïdes peut être bénéfique. Des doses plus élevées de stéroïdes pendant des périodes plus longues peuvent être nécessaires pour les cas les plus graves. Les cas systémiques graves peuvent être traités de la même manière que les poussées de vascularite ANCA-positive. Un échange de plasma peut également être envisagé. Une rechute est probable si le médicament incriminé est réintroduit.
La plupart des cas sont bénins et se résorbent avec l'arrêt du médicament incriminé, sans séquelles à long terme. Toutefois, en cas d'atteinte systémique grave, le pronostic est défavorable et le risque de décès n'est pas à exclure.
Dernière mise à jour : mars 2023 - Editeur(s) expert(s) : Dr Eithne NIC AN RÍOGH
: produit/approuvé par un ERN
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