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Définition

Porphyrie hépatique rare à expression cutanée (PCT) caractérisée par une photodermatose bulleuse.

ORPHA:101330

Niveau de classification : Pathologie

Synonyme(s) :
  • PCT

Source : ID PubMed 30683557 31085196

Prévalence : 1-9 / 100 000

Hérédité : Autosomique dominante, Multigénique/multifactorielle

Âge d'apparition : Adulte

CIM-10 : E80.1

CIM-11 : 5C58.10

OMIM : 176090 176100

UMLS : C0162566

MeSH : D017119

GARD : 7433

MedDRA : 10036183

Résumé
Epidémiologie

Il s'agit de la forme la plus fréquente des porphyries hépatiques à expression cutanée. Sa prévalence en Europe de l'ouest est d'environ 1/25 000. Les hommes sont davantage affectés que les femmes.

Description clinique

Se manifestant chez l'adulte, la PCT est acquise (75 % des cas) ou familiale (25 % des cas). Les manifestations apparaissent en général plus précocement dans les cas familiaux. Certains facteurs de risque peuvent déclencher les symptômes : une consommation excessive d'alcool, l'hépatite C, la prise d'oestrogènes, des mutations des gènes du métabolisme du fer avec surcharge (hémochromatose). Les principaux signes cliniques incluent d'abord une fragilité extrême de la peau, puis des lésions bulleuses cutanées au niveau des surfaces exposées au soleil (mains, visage). La cicatrisation est lente et souvent suivie d'hyper et d'hypopigmentation. La présence de lésions cutanées d'âge variable est très caractéristique de la maladie. Ces signes peuvent s'accompagner d'une hypertrichose (surtout faciale) et plus rarement, de lésions sclérodermiformes. Une hépatopathie est à rechercher (sidérose, stéatose, troubles inflammatoires chroniques etc.).

Etiologie

La PCT est due à un déficit en uroporphyrinogène décarboxylase (UROD, cinquième enzyme de la chaîne de biosynthèse de l'hème). Ce déficit, dans la forme familiale de la maladie, est dû à des mutations hétérozygotes du gène UROD (NM_000374.5), codant pour l'UROD et entraînant une accumulation de porphyrines (porphyrines uro- et hepta-carboxyliques) dans le foie.

Méthode(s) diagnostique(s)

Le diagnostic est posé à partir de la mise en évidence de concentrations élevées en porphyrines dans le plasma avec un pic fluorimétrique à 620 nm et de concentrations élevées en isocoproporphyrines dans les selles, situation spécifique à la PCT. La mise en évidence d'un déficit en UROD dans les globules rouges permet de confirmer le diagnostic de la PCT de type familial. Au contraire, une activité UROD normale dans les globules rouges est en faveur d'une PCT sporadique. La biopsie cutanée est peu informative et n'est pas recommandée.

Diagnostic(s) différentiel(s)

Le diagnostic différentiel vise avant tout à écarter la porphyrie variegata (dont le diagnostic reposera sur la mise en évidence d'un pic fluorimétrique caractéristique dans le plasma), la coproporphyrie héréditaire, la photodermatose de la porphyrie aiguë intermittente (en situation d'insuffisance rénale) et les pseudo-porphyries.

Diagnostic prénatal

Le diagnostic anténatal est théoriquement possible dans les formes familiales mais n'est pas proposé.

Conseil génétique

Le mode de transmission est autosomique dominant et la pénétrance faible. Un conseil génétique doit être proposé aux familles atteintes de PCT familiale pour identifier les individus susceptibles de développer ou de transmettre la maladie.

Prise en charge et traitement

La prise en charge inclut la suppression des facteurs déclenchants, la prise en charge d'une hépatopathie sous-jacente, des phlébotomies et/ou la prise de chloroquine à faible dose (100 mg deux fois par semaine) afin de permettre une rémission complète qu'il y ait ou non une surcharge en fer. Une rechute est toujours possible, le traitement sera le même. L'arrêt de l'alcool, de la prise d'oestroprogestatifs et le traitement d'une hépatite C concomitante sont indispensables à la rémission.

Pronostic

La PCT ne présente pas de risque vital et son pronostic est favorable. Elle est cependant un facteur de risque de développement de carcinome hépatocellulaire.

Dernière mise à jour : mars 2024 - Editeur(s) expert(s) : Dr Neila TALBI | MetabERN*

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Informations détaillées

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